
Elle a été déjà postée celle-là, alros j'en rajoute deux autres pour montrer que ceci n'était point un accident...


Musique de l'instant : Village People - Go West
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Prologue (ou la genèse d'une vocation)
Pour beaucoup le métier d'enseignant est une vocation qui vient de la plus tendre enfance. Combien de petites filles disent « je veux être maîtresse », combien de petits garçons veulent être maître, souvent pour pouvoir se marier avec la maîtresse (chose qu'ils réalisent rarement d'ailleurs). J'avoue que pour ma part, j'ai été longtemps très loin de l'idée de me lancer dans ce métier.
En effet si nous revenons à mon premier projet de carrière, il m'est apparu
vers trois ans et était fichtrement précis pour l'époque, je désirais être conducteur de téléphérique, il faut dire que dans ma lointaine enfance, les téléphériques d'Auron avaient encore des chauffeurs et la bête (à savoir le téléphérique par le chauffeur) m'avait passionné. Bon cette mode a fini par passer (comme le métier de conducteur de téléphérique, plus trop en vogue de nos jours) et vers mes six ans, entendant souvent mon papa parler de « son ingénieur », en l'occurrence son supérieur hiérarchique, je compris que cet homme avait un truc important quelque part et il semblait gagner beaucoup d'argent, mon intérêt pour l'argent étant plutôt élevé en ces temps il n'en fallait pas plus pour me déclencher un rêve de métier, bon je n'avais aucune idée de ce pouvait être ce métier à l'époque mais ça semblait cool. Je ferais une légère parenthèse pour dire que malgré deux ans passé en école d'ingénieur et de nombreux amis dans le métier je n'ai aujourd'hui qu'à peine plus d'informations sur le métier qui me semble toujours aussi obscur qu'un trou noir.
Durant ma primaire j'enchaînais ensuite les rêves de gosse, champion de tennis, astronaute, maître du monde, personnage de BD, détective, enfin les grands classiques. Le collège fut beaucoup moins prolifique, il y eu juste l'arrivée d'un ordinateur à la maison qui me fit dire que l'informatique c'était trop bien et qu'il fallait que je travaille là dedans. Quelques cours de turbo pascal que j'ai pu trouver beaucoup moins cool que simcity 2000 ou civilization II, furent suffisant pour me dire que non, mon avenir n'était pas dans ces eaux là...
Durant une petite période en 4e j'ai servi de conseiller financier à certains collègues, suivant scrupuleusement la bourse sur le Nice-matin, je restais très attiré par les intérêts pécuniers, et un certain nombre de mes camarades scolaires possédait des comptes en banque susceptibles d'être soumis à l'ISF. Cependant ma lente prise de conscience politique m'a quelque peu éloigné de ce monde...

L'arrivée au lycée fut le moment de faire un choix, n'en ayant aucun qui venait naturellement j'ai regardé mes notes, et ait décidé arbitrairement que maintenant je n'aimais que les sciences et que je n'aimais plus le reste, il me semblait que l'orientation poserait beaucoup moins de problèmes comme ça et surtout ça semblait rassurer les parents.
Le bac arrivant l'option ingénieur redevint à la mode dans mes projets, du moins ceux que je dévoilais à tout le monde pour paraître bien dans la société. Mais la montée de mes idéaux politiques cependant ne laissaient aucun doute en moi, je serais le futur révolutionnaire de la France, celui qui rétablirait les valeurs de fraternité, entraide, tolérance, amour, paix, celui qui guiderait le peuple vers l'utopie de vie la plus belle et la plus grande, celui qui rendrait leur liberté aux gens du monde entier qui en pouvaient être sourds aux appels de la paix et de l'amour...
Simplement, il fallait d'abord passer le BAC et se faire connaître aux yeux du monde, puis mes notes et mes ambitions officielles semblaient vouloir m'orienter vers une classe prépa, ce que je ne pouvais permettre d'arriver, aller me corrompre dans ce lieu vouer au travail!!!! Jamais, jamais on ne formatera mon esprit en l'abrutissant sous le travail. Puis la vérité éclatait surtout en moi au grand jour, certes j'avais des bonnes notes, mais j'étais surtout un glandeur de première avec plein de facilités, et jamais je ne pourrais tenir le rythme de la prépa, à moitié convaincu, je me lançais donc dans une école d'ingénieur à prépa intégrée, mais déjà, le métier d'ingénieur que je jugeais corrompu par la société de consommation soumis au capitalisme sauvage était exclu de mes métier d'avenir, j'y allais donc logiquement pour faire de la recherche fondamentale, mon avenir devenait ceci :
(image extraire du moyen métrage : The Gnou Garou project (non fini) )
Mes premiers temps en école d'ingénieur finirent de me convaincre dans cette voie. Par contre le 21 avril 2002 mis à terre mes rêves d'un autre monde et de guide politique et spirituel déjà mis à mal par la société des élèves ingénieur, la fameuse élite de la nation qui passait la plupart de son temps avec 5g/l dans le sang et dont les conviction politiques semblaient au mieux inexistantes...
Je tentais alors de faire de mon projet d'apparence mon projet personnel aussi et l'adaptait à ma sauce, je deviendrais chercheur en énergies renouvelables et changerais le monde de cette façon.
S'en suivit un certain dégoût de la physique et surtout des formules à rallonge et du travail à fournir, en gros mes prévisions de fin de terminal sur ma capacité à aller au delà de mes facilités s'avéraient plutôt vraies...
Donc je décidais de quitter l'INSA pour devenir philosophe...
Puis non en fait, historien...
Ah non psychologue...
Oh sociologue ça à l'air cool...
Anthropologue, ça pète grave...
Géologue c'est pas mal aussi...
Devant ce choix plutôt large je finis dans une fac de sciences en revenant à mon projet énergétique sans grande conviction en attendant de trouver mieux. Lentement émerge l'idée d'être prof de physique, ce que je m'étais jurer de ne jamais faire dans mon enfance, mais bon il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. On trouve les phrases qu'on peut pour se rassurer...
Puis rencontrant dans gens sur Montpellier qui veulent justement s'en aller dans
l'enseignement mais en primaire, il me vient un matin l'idée de professeur des écoles, et je me dis « mais alors, pourquoi pas, définitivement enfin, fichtre, crévindjiou, bon ben d'abord voyons si ça roulant avec les n'enfants ». Là pouf tout s'enchaîne, deux semaines après je passais mon stage théorique BAFA, un mois après je faisais ma première colo d'un mois, l'année suivant je quittais mes études pour le théâtre et commençais ce blog, la rentrée suivante je m'en allais en sciences de l'éducation, obtenais ma licence, puis pouf finissais à l'IUFM de Montpellier en PE1 avant de réussir ce beau concours et commençais cette belle nouvelle année.
On peut le constater, ce n'est point une carrière qui s'est imposé à moi en évidence depuis longtemps, mais je la veux la souhaite, et désire faire partager cet amour nouveau de l'enseignement, d'où ce petit carnet de bord « Objectif : Professeur des écoles ».
Ouverture de rideau...













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