Blanc,
Tout est blanc, le soleil déchire sa pauvre rétine, le ciel se reflète l'eau, il est blanc, blanchi par le soleil, tout est blanc, à perte de vue, le désert, il tourne sur lui-même, il ne voit rien, la luminosité est trop forte, plus rien n'est visible, il longe l'eau seul repère dans cette étendue de vide, une légère brise souffle, il la sens un peu, il se dit qu'elle rafraîchit ce désert, puis en fait il constate qu'il ne fait pas si chaud que ça, il a tellement associé le désert de sable à la chaleur, qu'il s'était convaincu d'avoir très chaud ici, mais en fait il fait bon, sûrement la mer...
Blanc, tout est blanc, là-haut, que fait-elle ici, elle n'en sais rien, la montagne est belle, purifiante, mais les neiges éternelles sont si blanches, si pures, cette longue étendue incolore lui fatigue la vue, elle se tourne vers le ciel, il est bleu clair, très clair si clair qu'il en parait presque blanc, mais ce doit être la neige, il y en a temps. Elle tourne sur elle-même toute cette étendue lui donne le tournis, elle se rend compte qu'elle n'a pas froid, étrange au milieu de toute cette neige, enfin bon, cela enlève l'aspect pénible de l'endroit...
Le sable est doux, agréable, il aime à enfoncer doucement ses pieds dedans quand il marche, il relève à chaque fois de sorte à laisser le moins de traces possibles derrière lui, c'est un jeu, il rit intérieurement, il ne sais pas pourquoi il est là mais ne se pose pas la question, ses yeux se sont adaptés à cette puissante clarté, il voit loin mais ne voit rien sinon toujours la même étendue de sable blanc et d'eau claire, si claire qu'on ne dirait pas la mer, tout cela lui semble irréel, trop pur...
Il y a du vent, un vent vivifiant, le vent de la montagne, elle lui fait face, cela dégage les cheveux de son visage, elle respire l'air pur, ou que son regard se pose il n'y a que cette neige, si blanche, et ce ciel, si clair, infini, profond. Cela ne lui fait pas peur au contraire elle se set rassurée ici, pourquoi? Elle ne saurait pas le dire, elle le ressent, tout simplement, pas besoin d'explication, ici tout est simple, elle est bien, si bien...
Il se sent bien en fait, trop de questions détruiraient la beauté de l'instant, il est bien c'est tout, sentiment inexpliqué, inexplicable et qu'il ne veut pas chercher à expliquer de peur de détruire sa douce fragilité, il marche toujours, au loin une forme se dessine, un peu éloignée de la mer, entre deux dunes, il ne parvient pas à la distinguer, il va vers elle, puis pris d'une envie, il se met à courir vers elle, il cours, cela le grise, il est bien...
Cela fait un certain temps déjà qu'elle court, elle en avait envie, une course sans but, un course pour se fatiguer pour se défouler, parce qu'elle est bien, elle court, la neige s'enfonce à peine sous ses pas, elle cours face au vent toujours plus vite, elle ressent des choses nouvelles, agréables, uniques, qui lui semblent pourtant si simples, au loin une forme qui semble moins naturelle que la montagne environnante, elle court de plus en plus vite elle, mue par une excitation grandissante, elle se rapproche de l'étrange objet, elle commence à en distinguer les contours, il s'agit d'un bâtiment...
Une demeure, cela ressemble à une demeure à moitié recouverte par le doux sable blanc, qui la rend encore plus discrète, une ouverture se détache légèrement d'un côté, il s'approche, il hésite, finalement il entre...
A l'intérieur, tout est blanc, cela ne contraste pas trop avec la neige extérieure, d'ici l'endroit parait beaucoup plus grand que de l'extérieur, il était bien recouvert par la neige il faut dire...
La blancheur de la pièce la rend aussi irréelle que l'immense plage de dehors, il distingue trois autres ouvertures il ne peut leur donner le nom de porte tellement ce mot lui semble inapproprié et trop conventionnel pour nommer ces passages dont la forme harmonieuse, bien qu'elle semble purement naturelle lui apparaît comme parfaite...
Après s'être attardée durant un certain sur cette pièce, si blanche, dont la faible taille fait oublier sa nudité, elle choisit de continuer sa visite par l'entrée de droite, plus proche de l'endroit où elle se situait la seconde d'avant, elle se retrouve dans un couloir, long couloir dont elle ne voit pas le bout, poussée par une curiosité qui lui était encore inconnue, elle s'enfonce explorer ce couloir, blanc lui aussi...
Entré par l'ouverture de gauche, il suit ce long corridor blanc, éclairé par une lumière dont il se surprend à ne pas chercher l'origine, l'eut-il cherché qu'il ne l'aurait pas trouvé, pense-t-il aussi, donc à quoi bon la chercher. A prés un long moment à marcher, perdu dans la contemplation de la simplicité de cet étrange lieu, arrivé à un moment d'où il ne voit plus l'entrée, le couloir fait une brusque bifurcation à droite...
Elle tourne donc à gauche suivant ce que le couloir lui dicte comme chemin, là, elle découvre sur les murs différents dessins, peints à même le mur, en les observant mieux elle se dit que peints n'est pas le bon mots, les dessins sont le mur, ils en font partis, elle les observe un par un, elle les trouvent superbes, ils sont totalement différents les uns des autres, certains étant réalistes, d'autres étant totalement abstraits, les plus réalistes se situant au début du couloir, les plus abstraits sur la fin, elle se rend compte que les abstraits provoquent chez elles de fort sentiments, les dessins sont les sentiments qu'elle ressent, elle les comprend en même temps qu'elle ressent ce sentiment, elle se sent ne faire qu'une avec la pièce, elle trouve cela merveilleux, le couloir s'illumine davantage, les dessins s'éclairent de plus en plus...
Ils est en extase devant ces dessins, il a l'impression qu'ils le comprennent, il ne sait pas s'il représentent ce qu'il ressent ou s'il ressent ce qu'ils représentent, à ce moment les dessins qu'il voit représente l'interrogation, le doute, il trouve cela fantastique, les dessins représentent alors émerveillement, la joie s'affiche alors partout sur les murs suivants du couloir, il saute de partout en avançant, il n'a jamais ressenti cela, cette pièce est extraordinaire, il continue d'avancer, deuxième virage à droite, il l'effectue, dans l'excitation et l'extase la plus totale...
Elle se sentait emplie d'un bonheur encore jamais atteint, heureuse d'être là de ressentir cela, elle remarqua à peine que le couloir tournait à gauche, elle le suit sans se poser de question...
Incroyable, il n'en revient pas...
Elle arrête nette, époustouflée par la beauté du lieu...
La blancheur a pour ainsi dire totalement disparu...
Elle regarde le chemin droit, seul élément encore blanc dans tout ce décor...
C'est une longue passerelle de faible largeur s'étendant jusque là où il ne peut plus voir...
Elle regarde maintenant cet extraordinaire paysage...
Que de couleurs, il avance calmement sur la passerelle, observant tout autour de lui...
C'est une immense caverne, ou cela y ressemble...
Une caverne peut-être, mais impossible d'en distinguer une limite, il se retourne, pas de mur juste un long tunnel d'où il vient...
Sous la passerelle pas de sol, elle n'a pourtant pas le vertige toute cette couleur semble avoir de la matière...
Comme un nuage voilà, c'est le mot, il a l'impression d'être entouré par un nuage, non par des nuages gigantesques et colorés...
Oui voilà c'est cela des nuages, c'est une bonne comparaison, de partout ces couleurs, elles sont si belles, elle avance lentement sur la passerelle, elle admire...
Il a l'impression de marcher sur ces nuages, sur ces couleurs, toutes plus belles les unes que les autres, habituelles pour certaines, d'autres presque nouvelles...
Elle n'en revient pas, que de merveilles, elle avance, les couleurs ne sont pas statiques, elles bougent harmonieusement utilisant la totalité de l'espace à leur disposition...
Elles flottent, les couleurs flottent, un sourire se dessine sur se lèvres maintenant, il a atteint un bien-être nouveau, une sérénité jusque là inconnue, cependant il continue d'avancer, que de merveilles réserve encore ce lieu? Il avance...
Elle est arrivée au bout de la passerelle sans sans rendre compte, de nouveau s'étend devant elle le long couloir blanc, elle retourne à gauche...
Il tourne à droite de retour dans le corridor blanc, vide, le corridor est infini, vide, rien pas une image, pas de couleur, il veut faire demi-tour, il n'y arrive pas, il réalise, il ne comprend pas, il s'effondre, il réalise qu'il n'avait pas encore essayé, écroulé, par terre, il pleure, il ne sais même pas pourquoi, il peut toujours avancer, mais il était si bien derrière, oh pourquoi a-t-il avancé il aurait du y rester, ici c'est le vide, il sanglote maintenant, il est perdu...
Allongée par terre, elle crie, elle souffre, elle ne voulait pas quitter ce lieu où elle était si bien, prise de convulsions, elle se recroqueville, elle émet de faibles "pourquoi?" à peine audible, de toute façon qui pourrait l'entendre dans ce lieu perdu, vide, mais qu'est-elle venue faire ici, elle peste contre ce piège où elle s'est aventurée volontairement...
Il s'est assis, son regard tourné vers là d'où il vient, un regard triste, depuis qu'il est ici, il ressent les choses beaucoup plus intensément qu'avant, tant que ces sensation étaient agréables cela ne le gênait pas beaucoup, seulement maintenant il en souffre, cela crée une plaie interne qu'il n'arrive pas à refermer, ici il vit tout au centuple, joie bonheur, mais aussi déception et douleur, il reste assis le regard tourné vers ce qui représente depuis qu'il y est passé le bonheur total maintenant perdu, il ne bouge pas , il ne pas quoi faire, il est désespéré...
La tête dans les mains, elle ne comprend pas, pourquoi souffre-t-elle autant, elle n'a jamais ressenti une telle douleur tout comme elle n'avait jamais ressenti un tel bien-être auparavant, depuis qu'elle est là elle se sent bizarre, pourquoi, mais pourquoi, elle regarde droit devant elle, il n'y a rien, ce couloir est vide, elle se sent vide aussi, derrière elle, elle ne veut plus regarder, cela lui fait trop mal, elle sait qu'elle ne verra qu'un mur blanc qui tourne, mais il représente inaccessibilité d'un bonheur passé, alors elle regarde de l'autre côté, mais cela la désespère...
Il finit par se retourner, il se lève...
D'un seul coup elle se dresse prête à continuer puisqu'elle n'a plus que cela à faire, autant continuer...
Il n'en peut plus de rester là à se lamenter, il se décide à avancer...
Elle fait un pas, elle commence à s'enfoncer dans le couloir, l'entrain, la joie de tout à l'heure a disparu, reste une frustration et une obligation de poursuivre la route, des sons se font entendre...
Des voix, il commence à entendre des voix, très doucement au début puis l'intensité monte au fur et à mesure, qu'il avance dans le long corridor, ces voix sont en fait des sortes de vocalises produisant une musique très douce et très mélancolique, elle s'adaptent parfaitement à son sentiment actuel...
Les voix se font plus fortes, elles sont triste, une musique apparaît en fond, elle prend petit à petit le dessus sur les voix qui s'effacent lentement, la musique est très douce, elle apaise, la console, la cajole, elle lui fait entendre ce dont elle avait besoin pour retrouver une ébauche de sourire...
La tristesse s'efface, la musique se fait aussi moins triste, tout en restant calme, dans sa tête, l'incompréhension a laissé la place à l'interrogation, à la réflexion, ses pensées vont vite, la musique s'accélère, elle devient profonde, intense, elle emplit tout le couloir, elle résonne, il se sent bien non plus comme tout à l'heure, joyeux et heureux, mais plutôt apaisé, tranquille, calme, la musique devient planante, il s'envole avec elle...
La musique, très rapide, plutôt enjouée coïncide bien avec ses petits rires intérieures, elle se moque un peu de son attitude de tout à l'heure, elle s'est trop laissée prendre par ses sentiments, trop prise par son bonheur, elle n'as vu venir la désillusion qui devait obligatoirement survenir à un moment, elle se fait plus intérieure, plus posée, la musique se calme, devient un sorte de longue balade envoûtante, elle voyage avec elle...
Il se laisse porter par cette musique qui le prend au plus profond de son être, avec elle il arrive à la fin du couloir...
Partie avec cette agréable mélodie, elle parvient tranquillement au bout de son voyage, un coude ultime sur la gauche...
Son virage à droite le ramène dans la petite pièce blanche, maintenant il est calme, il ne regrette rien, seulement son voyage lui aura montré tellement de choses...
Trop tôt pour vraiment faire le bilan de cette expérience, pense-t-elle, elle se pose un moment dans cette pièce, il y a la sortie d'un côté...
Il se retourne, il fait face à la troisième ouverture de l'autre côté, il s'en approche...
Tranquillement, elle franchit le troisième passage, elle se retrouve dans une nouvelle pièce...
Un peu plus grande que la précédente, toujours aussi blanche, d'une forme étrange qu'il n'arrive pas à définir, bien que n'ayant pas d'apparence précise, elle ne semple pas avoir été construite au hasard, il observe, tourne plusieurs fois sur lui-même, lève la tête, il n'y a pas de plafond, ou alors trop élevé pour que ses yeux puisse le distinguer...
Sur les murs de la pièce, elle distingue des sortes miroirs, elle en compte cinq, quatre répartis symétriquement, le dernier au fond de la pièce, plus haut, et plus large que les autres...
Il observe les miroirs, eux non plus n'ont pas de formes connues, ils semblent être dans le mur, ne faire qu'un avec lui, doucement, avec curiosité, il s'approche du premier miroir à sa droite...
Elle avance avec précaution, comme si elle avait peur de casser quelque chose, vers le premier miroir de gauche, c'est là qu'elle voit que ce n'est pas vraiment un miroir, il ne renvoie pas son image, il lui montre, la montagne de dehors, sa beauté, son immensité, sa pureté, elle est vraiment éblouissante...
Il revoit sa plage de sable blanc, infinie avec la mer, doucement ondulée par le vent, il réalise la puissance de ce lieu, si harmonieux, si pur, il aime ce lieu...
Après avoir contemplé sa montagne, elle s'avance vers le miroir suivant à côté du premier, elle y voit le premier couloir...
Le couloir avec tous les dessins, il est encore plus long que dans son souvenir, si blanc avec ses dessins au mur, il l'admire une seconde fois. Soudain, une personne s'avance dans le couloir...
Ce n'est pas elle, elle sursaute, y aurait-il quelqu'un d'autre dans ce lieu? Il s'agit d'un jeune homme, d'à peu prés son âge, elle est un peu interloquée par cette présence insolite...
Une jeune fille, étrange, il a bondit, étonné, objectivement, il ne sait pas s'il la trouverais vraiment belle, mais là, elle partage ce lieu et elle, le vit d'après ce qu'il voit, elle le vit au moins aussi intensément que lui, il se sent proche d'elle, il ne saurait expliquer pourquoi, elle est là, elle vit comme il a vécu cette étrange expérience...
Comme elle le jeune homme est loin d'être insensible à ce qui l'entoure, lui aussi ressent ces dessins, elle les constate à la fois différents et semblables à ceux qu'elle a vu, ils doivent être proches de ce qui se passe en lui à cet instant, elle a vécu cela, elle se sens une certaine affinité avec lui, elle est comme fascinée...
Il ne sait pas combien de temps, il l'a regardé traverser l'intégralité du couloir, jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans un ultime virage sur la gauche, n'avait-il pas tourné à droite? Etrange...
Il a disparu, parti sur la droite, ne laissant derrière lui que la blancheur éclatante du couloir, où elle constate que les dessins s'estompent comme s'ils perdaient leur substance une fois l'observateur parti. Un détail cependant la chiffonne, elle se souvient d'avoir tourné à gauche...
Pensif, il quitte ce second miroir, il passe devant celui du fond, non pas tout de suite, il ne sait pas pourquoi mais pas maintenant, il va vers celui d'en face...
Elle n'a même pas hésité, elle s'en étonne mais elle a filé vers le miroir à l'opposé du précédent sans même jeter un coup d'oeil au miroir du fond...
Il se penche, une image se forme...
C'est l'autre couloir, le dernier le couloir des sons, vide, blanc, comme elle l'a découvert tout à l'heure, de la gauche surgit le même jeune homme que tout à l'heure. Elle était venue de la droite lui semble-t-il, il semble suivre un chemin symétrique au sien...
Elle arrive par la droite, il ne sait pas pourquoi mais il s'y attendais un peu, lui était entré par la gauche, il la voit de retourner, ne pas arriver à faire marche arrière, il est frappé par la ressemblance avec ce qu'il a vécu...
Elle est sans voix, comme elle auparavant, le jeune homme s'écroule soudainement, il pleure, il est atterré, elle revit à travers lui sa souffrance de tout à l'heure...
Ses souvenirs proches l’assaillent soudainement, il voit dans cette jeune fille la même détresse que celle vécu il n'y a pas si longtemps de cela, le moment dure...
Est-elle restée aussi longtemps que lui dans cet état-là, elle ne s'en souvient pas, cependant il se lève enfin, se tourne et repart...
Elle a finit par se lever, la regarder ainsi, commençait à le rendre vraiment mal à l'aise, elle redémarre donc, et tend l'oreille, il n'entend rien mais à son visage comprend qu'une fois de plus elle vit la même chose que lui...
Son visage, si triste s'illumine au fur et à mesure qu'il avance, quel dommage qu'elle ne puisse rien entendre, elle sait qu'il écoute la musique comme elle l'a écouté, elle le regarde, c'est si impressionnant, elle se sent vraiment en connivence avec lui, tout cela, comme une sorte de miroir...
Et elle marche, saute, revit, vit tout court, c'est presque comme s'il se voyait en elle, il trouve cela tellement hallucinant. La fin du couloir arrive, au bout il le sait, le dernier virage à gauche, elle disparaît à sa vue...
Enfin, il tourne à droite, non, il n'est pas dans la pièce à côté, du moins elle ne le pense pas, elle ne le vérifie même pas et avance vers le quatrième miroir, à droite de l'entrée de la pièce...
L'ouverture à sa gauche, il observe l'image se formant sur le quatrième miroir...
Blanc...
Tout est blanc...
Un blanc éclatant...
De la neige...
Du sable...
Une montagne, il la trouve superbe, de la neige à perte de vue, incroyable, quelle splendeur...
Au loin la mer, un léger vent la fait onduler, et ce sable si blanc, ce ciel si pur...
Il contemple...
Elle admire...
Il ne décroche plus de l'image...
Elle n'arrive plus à s'en détacher...
Puis il finit par se retourner sur sa droite...
D'un brusque demi-tour à gauche, elle fait face au miroir du fond...
Il avance...
Elle approche...
Il est face à lui...
Elle se penche, observe, l'image qui se forme...
Et là il voit...
Elle le voit...
C'est la jeune fille...
Il la regarde...
Elle l'observe...
...
Soudain, il comprend, il se retourne, il court...
A peine le voit-elle se retourner qu'elle a déjà fait volte-face, elle fonce vers l'extérieur...
Cette clarté, il court, saute, n'hésite pas, il se jette, se laisse glisser sur les pentes enneigées, au pied de cette montagne il veut aller, il le sait, il sait ce qu'il y trouvera, il rit, il fonce, il sait...
Déjà, la plage s'éloigne, elle nage vivement, elle sait qu'elle ne ressentira pas la fatigue, elle où elle va, le vent lui apporte les dernière effluves, légèrement sablées, de la terre, au fond, devant elle, déjà se dessinent les contours de l'autre côté, les hauteurs blanches, derrière elle, la côté à disparue, elle continue. Maintenant, elle a compris, elle sait...
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