Schmouf!

Bienvenue à vous qui passez dans le secteur,

Ici, vous ne pourrez lire rien d'autre que des petits extraits de ce que j'ai envie de dire ou d'exprimer, des expérimentations photographiques ou des réactions à des évènements ou des trucs à la con que j'ai envie de mettre...

Ici, je règne en dictateur et je vous fais lire ce que je veux, je vous montre ce que j'ai envie de vous montrer, la démocratie n'est pas de mise et vous acceptez, non mais hein, faut savoir vous êtes venus ou pas, maintenant on assume...

Il va de soi que bien souvent un certain humour est ou sera présent dans un bon nombre d'articles ou autres écrits, aprés, s'il est compréhensible par des gens qui ne sont pas dans ma tête, c'est une autre histoire, mais ça peut arriver...

Bon ben heu...
Bonne lecture quand même et non je vous en veux pas, sans rancune hein...
On s'aime quand même...

musique pour toujours, pour une vie, pour une éternité, pour chaque instant de la vie : La petite voix qui me parle dans ma tête, Lucie un jour tu sortiras de là...

Mercredi 20 février 2008
7 ans que je n'ai pas la télé, et cela ne me manque pas à titre personnel.
Cependant comme en ce moment, quand je suis chez mes parents, j'y jettte un ch'ti coup d'oeil, et  là je comprends soudainement des choses...

Je viens de voir un journal d'unegrnade chaine publique qui nous sert un article sur les "problèmes de l'école", déjà on nous sort les résultats en baisse avec les 15% d'élèves qui ne sachent pas lire en 6e, les  deux sont difficilement liables, surtout par rapport au point de comparaison qui est celui d'il y a 50ans où 15% des élèves atteignaient le collège... Enfin je ne m'étendrais pas sur le sujet, d'autres le font mieux que moi...

Non ce qui m'a révolté c'est l'intervention de cette parent d'élève qui affirme haut et fort qu'il faut revenir aux dénominations d'antant car plus simple pour les parents à comprendre, alors que les actuelles sont trop compliquées. Ce merveilleux discours d'ignare des choses de l'éducation et des programmes scolaires (qui au passages contiennent déjà toutes les "propositions" de notre cher ministre),  qui prend les professionnels de l'éducation pour des imbéciles qui n'ont même pas réfléchi à leur métier, je trouve ça merveilleux.
Je répondrais simplement à cette dame qui nous insulte implicitement que si actuellement on enseigne les choses d'une certaine façon, c'est parce que cela s'avère plus facile à comprendre pour les enfants, et que ce qui manque avec les parents, c'est d'un côté une volonté d'expliquer les méthodes et de pourquoi cela est plus facile à comprendre pour leurs enfants et de l'autre côté, une bonne volonté de ne pas rester braquer dans un "moi je n'ai pas fait comme ça, donc là c'est trop compliqué".
Aprés je reste convaincu que l'école doit se faire pour les enfants avec les parents en partenaires, et non pour les parents avec les enfants en clients.

Tout cela est trés simplifiés et généralisé à outrance, mais l'idée est là, et je me révolte que les grands médias médias français se fassent le relais de l'ignorance de ce qui est accessible à tout le monde (les programmes sont en vente partout...)

Sur ce je clos mon mini coup de gueule...

PS : Petite édition avec ce lien vers lablog de l'excellent Maester qui se fait le relais d'une excellente proposition : http://maester.over-blog.com/article-16835377.html
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Lundi 17 décembre 2007
Jeune professeur des écoles, ayant envie de beaucoup créer pour ma classe, il est un achat à côté duquel je ne pouvais passer : Une plastifieuse.
Ayant du mal à en trouver une de convenable dans le commerce standard je commande la bête sur internet et la reçoit à domicile quelques jours plus tard...
Cela tombe bien j'ai un jeu de carte à plastifier, et hop, c'est parti. Très rapidement je suis ravi de la bête, de son utilité, de sa rapidité d'execution, je sens que j'ai trouvé quelque chose qui me comprend quelque part, avec laquelle je vasi pouvoir partager quelque chose fort...

Mais hier, le drame est arrivé...

Une si belle histoire à peine naissante devait elle subir autant de conséquence d'une légère étourderie de ma part ?

Me voilà qui avance une feuille à plastifier dans la machine, et constate un peu tard que ladite feuille s'est détachée en deux et qu'une seule est en train de partir dans les rouleaux, le temps de réagir, il est déjà trop tard, je me retrouve avec une feuille collée sur les précieux rouleaux de ma non moins préicuese nouvelle compagne...

Instantanément je me mets à son chevet, plusieurs heures, je la démonte, constate, qu'il n'est pas possible d'écarter les rouleaux, alors lentement, avec amour, j'ote chaque petit bout de papier brulé. Quand au bout de deux heure j'ai fini, je désinfecte tout à l'alcool, mais simplement je constate que de la colle reste sur les rouleaux, je la laisse refroidir, la mort dans l'âme...

Demain je fonce acheter du papier buvard pour essayer de la sauver, j'ai peur pour elle, j'espère qu'elle s'en sortira, et que notre relation n'en sera que renforcée...

Espoir...

Musique de l'instant : Babet - C'est quand déjà
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Dimanche 2 décembre 2007
Chronique brève d'un aventurier de l'éducation (hors série d'obectif : P.E.)

Il est de ces moments rares que la vie vous amène à goûter onctueusement quand ils apparaissent, ainsi sont-ils apparus durant mon premier stage groupé (trois semaines d'affilées dans une classe, contraire du stage filé où je n'ai ma classe que le lundi). Stage qui s'éffectue en CP, classe au combien spéciale. Stage dans lequel j'ai l'impression de me sentir quelque peu en bizutage...

Round 1, première semaine :
Le meilleur élève de ma classe, déjà en terme de résulats mais aussi le plus mur parmi mes CP, m'offre un rappel à l'ordre sur l'âge de cette classe. En effet en pleine dictée de syllabes (c'est horrible à faire subir ce truc), il soudainement pris d'une crise d'incontinence et me laisse une sublime flaque dans la classe, qui lentement s'étend, prend sa liberté de liquide répendu sur le sol et provoque de nombreuses réactions...
En effet l'enfant se met automatiquement à pleurer, certes, cela est normal, je l'évacue en catastrophe vers les toilettes pour qu'il évite le regard sévère de ses congénères. Congénères qui eux aussi sont prompts à la réaction puisque ce petit évènement provoque une clameur qui s'étend en même temps que la flaque, le temps d'éponger la bête, de calmer les élèves, ce sera une grosse demi-heure de perdue...

Round 2, deuxième semaine, mardi :

Jour de la visite d'un formateur sensé voir si je m'en sors dans ma classe.
Quelques secondes avant son arrivée, en récréation, à la toute fin de cette dernière, une gamine chute et se tord les doigt, elle pleure en continue dit que ça fait mal quand elle plie, c'est l'attroupement autour d'elle, on rentre en classe tant bien que mal le formateur arrive en pleine situation de crise...
Légère panique de ma part, je cale le reste de la classe sur un exercice de calcul pour éviter l'effet grappe qui bouge et vais m'occuper de la petite, plutôt inquiet
A coup de glace et de torchon, j'arrive à faire tenir la gamine une heure pour constater que ce devait être la première fois qu'elle se faisait bobo de sa vie car, ce temps écoulé elle n'avait plus rien, plus mal et pouvait même reprendre son stylo sans problème...
Je regarde le formateur et il m'envoie un joli regard plein de compassion...

Round 3, deuxième semaine vendredi :
Clou du spectacle, en pleine dictée de mots (je devrais arrèter les dictées, déjà que je n'aime pas ça, ça à l'air de me porter la poisse...), un enfant qui ne manifestait dans la minute d'avant aucun signe avant coureur, se lève en me disant : "j'ai envie de vomir", déstabilisé dans ma dictée, je le regarde constate qu'il a un petit bout étrange prés de la lèvre et l'envoie aux toilettes, le temps qu'il ouvre la porte il l'a déjà repeinte, puis s'en va repeindre la cour et déverser l'intégralité de son repas de midi dans le lavabo des toilettes, inutilisable pour le reste de la journée...
Clameur dans la classe, c'est l'euphorie, tout les enfants se lèvent pour admirer l'oeuvre d'art, puis reculent, dégoutés... Petit instant de panique, reprise de respiration, enjoignant la classe à se rasseoir, je vais voir le petit malade, il n'est pas en train d'agoniser, je me rue donc pour demander en cuisine de quoi nettoyer, on me promet que cela arrive...
Je m'en retourne en ma classe calmer les clameurs, laisse le malade boire et respirer un coup dehors, porte ouverte, et reprend tranquillement ma dictée... Enfin ce que j'ai pu en sauver...
Cela m'a offert un quart d'heure de perdu pour l'évènement même, mais surtout il a hanté la classe pour le reste de la journée, tant par l'odeur que par l'excitaton produite par ledit évènement... Et je ne parle même pas des récrés avec les enfants jouant avec la sciure étalée sur les restes de la mauvaise digestion du petit...
Un autre me sortant un "j'ai mal au ventre" et étant plié en deux, un coup de fil aux parent et j'ai dù me résoudre à cet état de fait : l'épidémie de gastro de l'école vient de commencer et par ma classe, quel honneur !


Un bizutage, je vous dis...



Musique de l'instant : Les wriggles - Le complot
publié dans : Objectif : P.E.
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Lundi 3 septembre 2007
Voilà, en cette rentrée, qui est pour moi un changement assez radical dans ma vie.
J'ouvre une nouvelle catégorie pour rebooster un soupçon ce blog qui il faut bien l'avouer tourne un soupçon en rond, vu que j'ai plus de zolies fotales à proposer pour l'instant que mes textes sont plus souvent oraux qu'écrits et que les message où j'annonce mon retour se suivent...
Alors cette nouvelle catégorie répondant au doux nom d' Objectif : P.E. va me permettre de conter mes début en temps que professeur des écoles, sorte de carnet de bord de mon année de stage...

Alors pour les non-initiés PE est l'abréviation de professeur des écoles, ainsi sont appelé comunément les gens qui enseignent au primaire, en effet ils ont commencé à remplacer les bon vieux instituteurs en 1991. Et non ce n'est pas la même chose et la différence n'est pas seulement dans le nom. En effet elle est aussi dans le salaire, les PE étant fonctionnaires de classe A et les insituteurs de classe B (donc ils touchent moins pour le même boulot, ce qui est logique cependant dans notre pays hein, je le rappelle). Ils n'ont pas eu la même formation, les instituteurs étant formés dans l'école normale qui formait à un métier alors que nous sommes formé à l'IUFM qui forme à une profession. Bon derrière ces grands mots à la con se cachent soi-disant une philosophie différente, l'ancien temps voulant que les nouveaux suivent un maître et se forment par reproduction d'un modèle alors que nous sommes censé nous former par l'expérience et notre propre reflexion d'aprés des outils que l'on nous donne. Derrière cette différence théorique, je pense qu'il y en a une petite tout de même mais pas aussi grande que ce que l'on voudrait nous faire croire...

C'était donc la partie explicative du projet maintenant place au projet en lui-même, première étape juste en dessous (vivi il y a un nouvel article que je viens de poster en même temps)...

Musique de l'instant : Ridan - Objectif Terre
par Nico publié dans : Objectif : P.E.
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Lundi 3 septembre 2007

Prologue (ou la genèse d'une vocation)


Pour beaucoup le métier d'enseignant est une vocation qui vient de la plus tendre enfance. Combien de petites filles disent « je veux être maîtresse », combien de petits garçons veulent être maître, souvent pour pouvoir se marier avec la maîtresse (chose qu'ils réalisent rarement d'ailleurs). J'avoue que pour ma part, j'ai été longtemps très loin de l'idée de me lancer dans ce métier.


En effet si nous revenons à mon premier projet de carrière, il m'est apparu vers trois ans et était fichtrement précis pour l'époque, je désirais être conducteur  de téléphérique, il faut dire que dans ma lointaine enfance, les téléphériques d'Auron avaient encore des chauffeurs et la bête (à savoir le téléphérique par le chauffeur) m'avait passionné. Bon cette mode a fini par passer (comme le métier de conducteur de téléphérique, plus trop en vogue de nos jours) et vers mes six ans, entendant souvent mon papa parler de « son ingénieur », en l'occurrence son supérieur hiérarchique, je compris que cet homme avait un truc important quelque part et il semblait gagner beaucoup d'argent, mon intérêt pour l'argent étant plutôt élevé en ces temps il n'en fallait pas plus pour me déclencher un rêve de métier, bon je n'avais aucune idée de ce pouvait être ce métier à l'époque mais ça semblait cool. Je ferais une légère parenthèse pour dire que malgré deux ans passé en école d'ingénieur et de nombreux amis dans le métier je n'ai aujourd'hui qu'à peine plus d'informations sur le métier qui me semble toujours aussi obscur qu'un trou noir.

Durant ma primaire j'enchaînais ensuite les rêves de gosse, champion de tennis, astronaute, maître du monde, personnage de BD, détective, enfin les grands classiques. Le collège fut beaucoup moins prolifique, il y eu juste l'arrivée d'un ordinateur à la maison qui me fit dire que l'informatique c'était trop bien et qu'il fallait que je travaille là dedans. Quelques cours de turbo pascal que j'ai pu trouver beaucoup moins cool que simcity 2000 ou civilization II, furent suffisant pour me dire que non, mon avenir n'était pas dans ces eaux là...

Durant une petite période en 4e j'ai servi de conseiller financier à certains collègues, suivant scrupuleusement la bourse sur le Nice-matin, je restais très attiré par les intérêts pécuniers, et un certain nombre de mes camarades scolaires possédait des comptes en banque susceptibles d'être soumis à l'ISF. Cependant ma lente prise de conscience politique m'a quelque peu éloigné de ce monde...

L'arrivée au lycée fut le moment de faire un choix, n'en ayant aucun qui venait naturellement j'ai regardé mes notes, et ait décidé arbitrairement que maintenant je n'aimais que les sciences et que je n'aimais plus le reste, il me semblait que l'orientation poserait beaucoup moins de problèmes comme ça et surtout ça semblait rassurer les parents.


Le bac arrivant l'option ingénieur redevint à la mode dans mes projets, du moins ceux que je dévoilais à tout le monde pour paraître bien dans la société. Mais la montée de mes idéaux politiques cependant ne laissaient aucun doute en moi, je serais le futur révolutionnaire de la France, celui qui rétablirait les valeurs de fraternité, entraide, tolérance, amour, paix, celui qui guiderait le peuple vers l'utopie de vie la plus belle et la plus grande, celui qui rendrait leur liberté aux gens du monde entier qui en pouvaient être sourds aux appels de la paix et de l'amour...

Simplement, il fallait d'abord passer le BAC et se faire connaître aux yeux du monde, puis mes notes et mes ambitions officielles semblaient vouloir m'orienter vers une classe prépa, ce que je ne pouvais permettre d'arriver, aller me corrompre dans ce lieu vouer au travail!!!! Jamais, jamais on ne formatera mon esprit en l'abrutissant sous le travail. Puis la vérité éclatait surtout en moi au grand jour, certes j'avais des bonnes notes, mais j'étais surtout un glandeur de première avec plein de facilités, et jamais je ne pourrais tenir le rythme de la prépa, à moitié convaincu, je me lançais donc dans une école d'ingénieur à prépa intégrée, mais déjà, le métier d'ingénieur que je jugeais corrompu par la société de consommation soumis au capitalisme sauvage était exclu de mes métier d'avenir, j'y allais donc logiquement pour faire de la recherche fondamentale, mon avenir devenait ceci :

(image extraire du moyen métrage : The Gnou Garou project (non fini) )


 Mes premiers temps en école d'ingénieur finirent de me convaincre dans cette voie. Par contre le 21 avril 2002 mis à terre mes rêves d'un autre monde et de guide politique et spirituel déjà mis à mal par la société des élèves ingénieur, la fameuse élite de la nation qui passait la plupart de son temps avec 5g/l dans le sang et dont les conviction politiques semblaient au mieux inexistantes...

 


Je tentais alors de faire de mon projet d'apparence mon projet personnel aussi et l'adaptait à ma sauce, je deviendrais chercheur en énergies renouvelables et changerais le monde de cette façon.

S'en suivit un certain dégoût de la physique et surtout des formules à rallonge et du travail à fournir, en gros mes prévisions de fin de terminal sur ma capacité à aller au delà de mes facilités s'avéraient plutôt vraies...

Donc je décidais de quitter l'INSA pour devenir philosophe...

Puis non en fait, historien...

Ah non psychologue...

Oh sociologue ça à l'air cool...

Anthropologue, ça pète grave...

Géologue c'est pas mal aussi...

Devant ce choix plutôt large je finis dans une fac de sciences en revenant à mon projet énergétique sans grande conviction en attendant de trouver mieux. Lentement émerge l'idée d'être prof de physique, ce que je m'étais jurer de ne jamais faire dans mon enfance, mais bon il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. On trouve les phrases qu'on peut pour se rassurer...


 

Puis rencontrant dans gens sur Montpellier qui veulent justement s'en aller dans l'enseignement mais en primaire, il me vient un matin l'idée de professeur des écoles, et je me dis « mais alors, pourquoi pas, définitivement enfin, fichtre, crévindjiou, bon ben d'abord voyons si ça roulant avec les n'enfants ». Là pouf tout s'enchaîne, deux semaines après je passais mon stage théorique BAFA, un mois après je faisais ma première colo d'un mois, l'année suivant je quittais mes études pour le théâtre et commençais ce blog, la rentrée suivante je m'en allais en sciences de l'éducation, obtenais ma licence, puis pouf finissais à l'IUFM de Montpellier en PE1 avant de réussir ce beau concours et commençais cette belle nouvelle année.


On peut le constater, ce n'est point une carrière qui s'est imposé à moi en évidence depuis longtemps, mais je la veux la souhaite, et désire faire partager cet amour nouveau de l'enseignement, d'où ce petit carnet de bord « Objectif : Professeur des écoles ».

Ouverture de rideau...

par Nico publié dans : Objectif : P.E.
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